updated 9:44 AM CEST, May 9, 2017

Perrine Valli à l'adc

Si dans cette chambre un ami attend...

 

Depuis 2008, la recherche de Perrine Valli interroge une manière de mettre en scène des sujets de société ou politiques. Son travail chorégraphique s’articule autour du lien entre narration et abstraction. Ces deux dernières années, elle s’est plus particulièrement penchée sur la question de l’identité sexuelle. Dans «Je pense comme une fille enlève sa robe», elle abordait le thème de la prostitution et dans « Je ne vois pas la femme cachée dans la forêt» il s’agissait d’une réflexion sur la Genèse. Sa nouvelle création tend à explorer ce sujet en mettant l’accent sur la construction identitaire, notamment à travers le mythe d’Oedipe.
À partir du postulat de Simone de Beauvoir « On ne naît pas femme, on le devient», Perrine Valli invite à répondre à la question: Comment devient-on femme? en s’inspirant également du conte de «peau d’âne» et des théories psychanalytiques comme le «complexe d’électre» décrit pour la première fois par Jung. «Si dans cette chambre un ami attend...» ne représente pas l’histoire du mythe mais développe plutôt dans la mise en scène l’aspect mental et imaginaire de ces diverses sources grâce au langage abstrait de la danse. La chorégraphe revient à la forme solo interprétée par elle-même afin de travailler de manière introspective dans la recherche du mouvement. Elle sera accompagnée d’un figurant - un homme d’environ septante ans - pour exprimer dramaturgiquement la notion de rapport.
Les thématiques du rapport père-fille / fille-père, la mort comme métaphore, comme mort du rapport parent-enfant, et la sexualité imaginaire, fantasmatique (interdits, désirs, refoulements, rêves, ...) seront évoqués sur scène et traduites par le langage corporel.
La scénographie s’inspire du travail sculptural de l’australien Ron Mueck dont les oeuvres monumentales ou minuscules créent une tension entre le monde réel et fantasmagorique. L’accent sera en effet mis sur les rapports d’échelle à travers la vidéo, l’image, la lumière ou la délimitation spatiale.
Quant au titre «Si dans cette chambre un ami attend...», il est emprunté à Emliy Dickinson. L’espace imaginaire décrit dans les textes de la poétesse tisse des liens entre le travail scénographique, visuel, sonore et chorégraphique.

Date

du 14 au 25 mars 2012 à 20h30 samedi à 19h, dimanche à 18h. Relâches lundi et mardi
° Rencontre avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation du jeudi 15 mars 2012

 

Lieu

L’adc à la Salle des Eaux-Vives 82-84 rue des Eaux-Vives

> Bus n°2 et n°6 arrêt Vollandes

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