updated 9:44 AM CEST, May 9, 2017

Bientôt...

 lemiliedegourdie1

ENCORE UN PEU DE PATIENCE!

LES NEWS SONT EN ROUTE!

Je devais aider

 

 

Paolina Weber, professeure de fitness, fait partie des milliers d’Américains et d’Américaines qui se sont portés volontaires au lendemain des attaques.

«Le jour-même, j’ai su que je devais aider. Je me suis rendu sur la jetée de Chelsea où je résidais, pour me porter bénévole. Dès le lendemain de l’attaque, on m’a appelée pour remplir les fichiers de personnes disparues. Des dizaines de personnes venaient, une photo à la main. J’entrais dans un ordinateur tous les renseignements possibles : âge, poids, taille, l’étage auquel ils travaillaient, mais aussi des données médicales comme l’état de la dentition et les os cassés. De nombreuses ambulances étaient garées sur la jetée, mais on n’avait personne à mettre dedans, car dès le lendemain, on n’a plus trouvé que des morts. Malgré tout, je devais donner de l’espoir, alors j’envoyais les proches regarder la liste des survivants.

J’ai à nouveau été appelée deux jours plus tard, le vendredi, pour aider à la «decon», la décontamination. On devait aider les équipes de recherche et sauvetage à enlever leurs habits contaminés. Tout cela était organisé de façon très professionnelle, nous portions tous des gants et un masque. Ensuite, je tâchais de les faire parler de ce qu’ils avaient vu, afin qu’ils décompressent. Si certains avaient été en état de choc psychologique, on les aurait conduits à l’hôpital. Mais ça n’est pas arrivé. J’ai entendu des histoires horribles, comme celle de ce pompier qui triait les corps à la morgue et ne cessait de penser à ce pied encore dans une chaussure de pompier.

La semaine suivante, je me demandais vraiment comment c’était au sud de l’île où l’on n’avait plus le droit d’aller sauf si l’on y travaillait. Alors j’ai accompagné mon mari au ferry de Staten Island, où il s’occupait de la sécurité. Tout était recouvert de cendres, les magasins étaient fermés, mais c’était le jour de la réouverture de Wall Street, les traders se rendaient au travail très dignement, en silence. Le capitalisme n'était pas mort, les Etats-Unis allaient se relever. »