updated 6:42 PM CET, Dec 5, 2016

Avortement: le train de la liberté



Le 1er février 2014, el Tren de la Libertad (#Trendelalibertad ) arrivera à Madrid pour exiger que la loi actuelle sur l'interruption volontaire de grossesse soit maintenue. A cette occasion, un manifeste intitulé Porque yo decido (Parce que je décide) sera remis au chef du gouvernement, du parlement et aux ministres concernés. En Suisse, la coordination nationale de la Marche Mondiale des Femmes organise une action devant l'ambassade d'Espagne à Berne. Tandis que les députés européens débattent aujourd'hui de ce projet de loi infamant, en signe de soutien aux Espagnoles, un élan de solidarité voit le jour dans toute l'Europe pour réagir aux attaques délibérées contre les droits des femmes.

Les réseaux féministes espagnols s'organisent depuis quelques temps pour mettre sur pied ce train de la liberté qui verra converger vers la gare d'Atocha de Madrid, samedi 1er février à midi, toutes celles et ceux qui s'opposent au projet de loi sur l'avortement du gouvernement Rajoy. Le cortège doit ensuite se diriger vers le Congrès des députés avec un arrêt devant le Ministère de la santé, des services sociaux et de l'égalité. Le texte Porque yo decido sera remis au président du gouvernement, à celui du Congrès, à la ministre de la santé, Ana Mato et au ministre de la justice Gallardon, auteurs du projet de loi.

Voici le texte Porque yo decido en français:
Parce que je décide

Parce que je décide à partir de l’autonomie morale, qui est la base de la dignité de toute personne, je n’accepte aucune obligation ou interdiction concernant mes droits sexuels et reproductifs, et en conséquence (aucune entrave) à ma totale réalisation en tant que personne. En tant qu’être humain autonome, je refuse d’être soumise à des traitements dégradants, à des ingérences arbitraires et à des tutelles coercitives dans ma décision d’être ou de ne pas être mère.
Parce que je suis libre, j’invoque la liberté de conscience en tant que bien suprême comme fondement de mes choix. Je qualifie de cyniques ceux qui en appellent à la liberté pour la restreindre et de malveillants ceux qui, sans se soucier de la souffrance causée, veulent imposer à tous leurs principes de vie basés sur des révélations divines. En tant qu’être humain libre, je refuse d’accepter une maternité forcée et un régime de tutelle qui condamne les femmes «à la minorité d’âge sexuel et reproductif» .
Parce que je vis en démocratie, et que je suis une démocrate, j'accepte les règles du jeu qui séparent les droits relatifs au péché et à la loi religieuse. Aucune majorité politique issue des urnes, aussi absolue soit-elle, est légitime pour transformer les droits en délit, et nous obliger à suivre des principes religieux sous peine de sanction pénale. En tant que citoyenne, j’exige de ceux qui nous gouvernent qu’ils ne transforment pas le pouvoir démocratique, sauvegarde de la pluralité, en despotisme.
Parce que je décide, parce que je suis libre et parce que je vis en démocratie, j’exige du gouvernement, quel qu’il soit, qu’il promulgue des lois favorisant l’autonomie morale, préservant la liberté de conscience et garantissant la pluralité et la diversité des intérêts. Parce que je décide, parce que je suis libre et parce que je vis en démocratie, j’exige que soit conservée l’actuelle loi de santé sexuelle et reproductive et d’IVG pour favoriser l’autonomie morale, préserver la liberté de conscience et garantir la pluralité des intérêts de toutes les femmes.
  
En Suisse, la coordination nationale de la MMF appelle à aller à Berne vendredi 31 janvier à midi. Elle souhaite former une délégation de femmes et d'hommes solidaires qui se rendra à l'ambassade d'Espagne à Berne pour remettre un texte vers 12h30 à l'ambassadeur. Cette action est bien sûr à relier à la votation cruciale du 9 février prochain sur le remboursement de l'avortement. C'est le moment de s'engager ici ou en Espagne.

Pour s'inscrire, envoyez un mail:

Suisse
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Espagne
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.