updated 6:42 PM CET, Dec 5, 2016

A.W. Guelpa, harcelée sur le Net

Il est de ces individus qui n'ont pas inventé la poudre mais qui s'agitent dans la blogosphère dans l'espoir de faire quelques étincelles pour qu'enfin, on les remarque. Sans les nouvelles technologies, ils n'auraient jamais eu voix au chapitre en raison de leur étroitesse d'esprit et des platitudes qu'ils débitent à longueur de phrase. Minables un jour, minables toujours. Leur profil est assez banal : auto-proclamés coachs de vie, à fond dans le développement personnel, ces personnages éditent leurs ouvrages à compte d'auteur et répandent leur prose inepte sur le Net sans modération aucune. La médiocrité les caractérise et les coups bas les excitent. Et pour se faire  un "nom", ils font dans le copinage et la provocation. Après tous ces efforts, ils sont éventuellement invités dans une émission de la RTS qui sombre après leur passage ou alimentent un blog d'un quotidien local qui participe à son déclin. En bref, la gloire!

Ils font parfois des fixations : les féministes constituent un morceau de choix. La chancelière d'Etat de la République et du Canton de Genève, Madame Guelpa, a été assimilée à cette engeance féministe par le simple fait d'avoir rappelé quelques statistiques sur les votations dans la brochure qui s'y rapporte. Après avoir pointé le faible taux de participation aux dernières consultations, elle souligne que les femmes votent moins que les hommes et que leur engagement limité dans le processus électoral renvoie à leur faible représentativité politique. Appeler à une participation plus large des femmes n'est pas encore un acte de discrimination envers d'autres catégories comme le prétend un de ces fins bloggeurs. Madame Guelpa s'en tient aux chiffres et remplit parfaitement son rôle de Chancelière.

Ledit bloggeur se pose en victime. Ce rappel statistique lui est insupportable, il y voit une attaque directe contre les hommes… Madame Guelpa serait sous influence féministe. Passons sur son analyse primaire qui veut que la Chancelière s'en prenne à une catégorie de sexe alors qu'elle pointe un mécanisme, et revenons sur son discours paternaliste condescendant : pour étayer son argumentation, ce piètre rhéteur recourt aux ficelles sexistes habituelles. Il cherche à réduire Madame Guelpa à sa condition biologique et aux caractéristiques qui s'y rapportent. Il évoque ses yeux magnifiques, son sourire, joue la séduction, se pâme sur son prénom etc etc. Lourd? Beauf? Navrant certainement.

Madame Guelpa serait-elle illégitime à son poste? C'est ce qu'insinue le bloggeur jaloux qui voudrait lui assigner une toute autre place que celle qu'elle occupe dans l'espace public. Elle serait si bien à la maison à s'occuper de ses enfants… Pourquoi n'a-t-il pas été choisi lui pour exercer ces fonctions? Problème de compétences à l'évidence: le petit bloggeur n'a juste pas le niveau. Madame Guelpa, elle, est brillante, elle a un nom et mérite le respect. Lui a toutes les chances de rester anonyme et obscur (-antiste).

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