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Le "non" de Sandrine Salerno

A l’occasion du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, plusieurs associations actives dans la lutte contre les violences sexuelles, le Canton et la Ville de Genève s’associent pour promouvoir une campagne réalisée par un groupe de jeunes femmes. Intitulée « ça veut dire non ! » cette campagne d’affichage visible du 25 novembre au 9 décembre est centrée sur la notion de consentement. Sandrine Salerno, conseillère administrative, nous en dit plus.

l'émiliE: Pourquoi soutenir ce projet en particulier?
Sandrine Salerno: D’abord parce que la Ville développe une politique de promotion de l’égalité entre femmes et hommes depuis plusieurs années et que la promotion de l’égalité passe notamment par la lutte contre les violences sexuelles et sexistes.

Ensuite, parce que la promotion de cette campagne est le fruit d’une collaboration importante et précieuse entre plusieurs institutions - le DIP, le BPEV, le Service égalité de l’Université de Genève,  le Service Agenda 21-Ville durable de la Ville de Genève - et associations du réseau genevois - Slutwalk Suisse, TERRE DES FEMMES Suisse, F-Information, Viol-Secours, le Centre LAVI, le 2ème Observatoire, la FAPPO - qui sont réunies au sein d’un groupe de travail sur les violences de genre depuis la fin de l’année 2014. C’est dans le cadre des discussions au sein de ce groupe de travail que le projet de cette campagne a été présenté et que nous avons décidé de le soutenir.

Enfin parce que cette campagne a été réalisée par un groupe de jeunes femmes, collégiennes au moment de sa conception. Ces jeunes femmes souhaitaient non seulement adresser un message de sensibilisation, mais aussi apporter leur soutien aux victimes de viol. Elles souhaitaient que cette campagne puisse être diffusée le plus largement possible. La Journée internationale pour l’élimination des violences à l’égard des femmes du 25 novembre nous a semblé être l’occasion de les soutenir, de relayer leur message et de saluer leur mobilisation ainsi que leur engagement. Car il faut du courage pour dénoncer non seulement les violences sexuelles, mais aussi le sexisme, les préjugés et les messages culpabilisants qui sont encore trop souvent adressés aux femmes lorsqu’elles sont victimes de violences. 

Le message didactique ("ça veut dire non") s'adresse d'abord aux jeunes
 hommes, c'est un parti pris ?
La campagne s’adresse en priorité aux jeunes, car elle a été pensée par des jeunes. Le message est double : il s’adresse d’une part aux jeunes femmes, pour les encourager à affirmer leur droit à disposer de leur corps et, d’autre part, aux jeunes hommes, pour les responsabiliser et les faire réfléchir à la notion de consentement.

Ceci étant, il me semble que le message de cette campagne dépasse le cadre des relations entre jeunes et est tout à fait pertinent pour rappeler à l’ensemble de la population que les violences faites aux femmes sont inacceptables, que la responsabilité d’un viol incombe toujours à son auteur et non à sa victime et qu’il est de la responsabilité de chacun-e de s’assurer que sa ou son partenaire est consentant-e, en toutes circonstances.

Cette campagne est aussi l’occasion de rappeler que les violences faites aux femmes sont ancrées dans la persistance de rapports de pouvoir inégalitaires entre les femmes et les hommes ; que la majorité des auteurs de ces violences sont des hommes ; et que contrairement aux idées reçues, la plupart de ces violences ne sont pas commises par des personnes inconnues des victimes, mais bien par des hommes de leur entourage. D’où l’importance de s’adresser aux hommes, de les sensibiliser à la notion de consentement et de rappeler certains messages fondamentaux.




135 affiches en ville, n'est-ce pas une goutte d'eau dans une lutte
 incessante?
La lutte contre les violences faites aux femmes représente en effet un combat incessant et nécessite des actions en profondeur et à long-terme. Mais il est aussi important, à intervalles réguliers, de rappeler publiquement quelques messages fondamentaux. Cette campagne sera non seulement présente dans les rues de Genève, mais également diffusée grâce à nos partenaires dans les établissements scolaires du post-obligatoire ainsi qu’à l’Université de Genève.

J’insiste par ailleurs sur le fait que cette campagne n’est pas une action isolée, mais qu’elle s’inscrit dans un continuum d’actions menées par la Ville et/ou ses partenaires à Genève. La campagne accompagne ainsi un certain nombre d’événements – conférences, ateliers, exposition, etc.- qui ont lieu à Genève à l’occasion du 25 novembre et qui sont notamment mis sur pied par les institutions et associations genevoises. L’association Viol-Secours organise par exemple ses 30 ans les 26, 27 et 28 septembre, avec une pièce de théâtre, une exposition et des ateliers sur le consentement (voir notre article,ndlr). Ce projet est d’ailleurs soutenu par le Service Agenda 21-Ville durable.

De nombreuses actions ont lieu autour du 25 novembre parce qu’il s’agit d’une date symbolique.  Mais le travail des associations et institutions genevoises contre les violences faites aux femmes se poursuit toute l’année. En ce qui concerne la Ville de Genève, celle-ci apporte notamment son soutien depuis plusieurs années à des associations genevoises qui luttent contre les violences de genre.

Selon vous, les autorités sont-elles suffisamment actives sur les réseaux sociaux pour sensibiliser directement les jeunes?
La Ville de Genève utilise largement sa page facebook pour relayer ces campagnes d’information et toucher un public aussi large que possible. Nous comptons également sur les jeunes conceptrices de la campagne pour relayer l’information dans leurs réseaux, y compris leurs réseaux sociaux. Et puis, comme je l'ai dit avant, la campagne sera diffusée dans les établissements scolaires du post-obligatoire ainsi qu’à l’Université de Genève.

La politique de promotion de l'égalité menée par la Ville 
depuis 2007 produit-elle ses fruits?
La Ville développe une politique de promotion de l’égalité qui s’inscrit dans une vision à long terme. Nous promouvons une ville durable, dans laquelle chacun-e peut vivre et se réaliser sans discrimination, quel que soit son genre, son origine ou encore son orientation sexuelle.

Cette politique de l’égalité s’articule autour de deux volets : l’un qui touche à la réalisation de l’égalité professionnelle au sein de l’administration municipale, et l’autre qui porte sur la promotion de l’égalité entre femmes et hommes sur le territoire de la Cité.

Au sein de l’administration municipale, un règlement a été adopté en 2009 pour la réalisation de l’égalité entre femmes et hommes et sa mise en œuvre se poursuit depuis lors. Des mesures spécifiques en matière de recrutement ainsi que des actions en matière de formation et de sensibilisation des cadres et du personnel ont notamment été mises en place. Des progrès importants ont été constatés, par exemple en ce qui concerne l’accès des femmes à des postes à responsabilité.

En matière de promotion de l’égalité auprès des habitant-e-s de la Ville, de nombreuses actions de sensibilisation ont été mises en place depuis 2007 pour promouvoir une réflexion sur les stéréotypes et les discriminations de genre, et encourager un changement des pratiques et des représentations : campagnes de sensibilisation, semaines de l’égalité, tables-rondes, ateliers, publication de pistes de lecture non-stéréotypées, participation à la Journée Futur en tous genres, etc. De nombreux projets associatifs sont également soutenus et les contacts au sein des réseaux locaux, nationaux et européens se multiplient. Un travail important est également mené pour intégrer progressivement les enjeux d’égalité de manière transversale dans les politiques publiques de la Ville, telles que le sport, la jeunesse ou encore l’enfance.

La promotion de l’égalité entre femmes et hommes est un travail de longue haleine, qui nécessite des actions à tous les niveaux de la société et dans tous les domaines. Elle oblige à remettre en question des rapports de pouvoir inégalitaires fermement ancrés dans notre société. Même si les progrès sont nombreux depuis quelques décennies en Suisse, une marge de progrès importante persiste encore et l’expérience montre que nous ne sommes jamais à l’abri de retours en arrière. C’est pourquoi il est essentiel de continuer les efforts en matière de promotion de l’égalité, à tous les niveaux, et notamment au niveau de la Ville. 


Photo, visuel de la campagne "ça veut dire non"

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Avenir Suisse, ça patine

Le think tank libéral Avenir Suisse affirme que les femmes seraient à l’origine des inégalités salariales. Dans un rapport de 67 pages rendu public hier, la fondation, soutenue par des multinationales, réfute les discriminations et les inégalités dont sont victimes les femmes sur le marché du travail. Si différence salariale il y a, c’est parce qu’elles le veulent bien.

Devant un tel raisonnement, on reste perplexe. Pour Avenir Suisse, les 19% d’écart dans le salaire moyen entre les hommes et les femmes ne serait qu’une «conviction» répandue dans «l’opinion publique», une  interprétation». Et elle le prouve avec son rapport intitulé «Parité salariale  ̶  Le marché du travail n’est pas défaillant». Le groupe de réflexion rappelle que «depuis trente ans, les salaires des femmes augmentent plus rapidement que ceux des hommes», que «le niveau de formation des femmes (est) toujours meilleur», qu’elles sont «plus nombreuses à étudier à l’université». Alors heureuses ? Mais non, «au lieu de cela, l’insatisfaction domine dans de larges strates de la politique et de la société sur le fait que, dans le secteur privé, les femmes gagnent en moyenne toujours environ 19% de moins que leurs homologues masculins et qu’elles n’occupent que rarement des positions dirigeantes». Des ingrates en somme qui en veulent toujours plus. On leur tend la main et elles vous prennent le bras. Pourquoi, ne restent-elles pas à leur place ? Vous savez bien, près de l’âtre, au fond de la grotte…

Plus sérieusement, le think tank estime que «les différences salariales peuvent largement être attribuées à des décisions individuelles concernant la carrière et le choix de sa profession». Le problème viendrait en effet de leur préférence pour le temps partiel, d’un manque d'intérêt pour les professions techniques et de moins de flexibilité géographique et horaire. Aboutir à pareille conclusion balaie les travaux de chercheurs-euses éminents sur le domaine au premier rang desquel-le-s Yves Flückiger, recteur de l’Université de Genève, et témoigne sinon d’une grande ignorance du moins d’un terrible parti pris.

En bref, et ce n’est pas surprenant, inutile d'agir sur le marché du travail. Les interventions étatiques à ce niveau, comme le projet de contrôle systématique des salaires, seraient inopérantes. Pour réduire les écarts de salaire, il ne faut surtout rien faire, le marché va se réguler tout seul, dixit Avenir Suisse. Nous voilà rassurées.

Sur les réseaux sociaux, les gens ne s’y sont pas trompés et le hashtag #tweetecommeavenirsuisse connaît un certain succès. L’avenir c’est devant pas derrière.



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Les 30 ans de Viol-Secours

2015 marque les 30 ans d’intervention de Viol-Secours à Genève. Pour célébrer cet engagement en faveur de la lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes, l’association a choisi de mettre en scène son expérience avec la création d’une pièce de théâtre, accompagnée d’une exposition et d’ateliers sur la question du consentement.

Viol-Secours est créée en mai 1985 par quelques militantes afin de répondre au manque de lieux de soutien pour les femmes victimes de viols. L'association, née de cet élan féministe, devient pionnière en matière de lutte contre les violences sexuelles et dénonce des réalités taboues, comme le harcèlement sexuel au travail et dans la vie privée, l’inceste, le viol conjugal ou les abus commis par des professionnels de la santé.

Au fil du temps, son engagement en faveur de la reconstruction et de l’autonomie des femmes ayant vécu des violences sexuelles s’affine et se professionnalise. La nécessité de son action est reconnue d’utilité publique par les instances cantonales genevoises. L’expertise de terrain s’étoffe et la vision globale qui en découle motive le développement d’un deuxième axe d’intervention touchant à la prévention.

Les diverses activités prévues à l’occasion de cet anniversaire se dérouleront principalement à la Maison du Quartier de la Jonction. Au programme des festivités:
•    Une pièce de théâtre intitulée « Ticket gagnant pour Tacarripat, ou l’étrange aventure d’Aelys », les 26, 27 et 28 novembre à 19h30.
•    Une    exposition,    « Les violences    sexuelles et sexistes : pouvoir et consentement en question » en libre accès durant les trois jours, de 16h à 22h.
•    Un apéro-dinatoire d’ouverture le jeudi 26 novembre à 18h30 et une soirée de clôture le 28 novembre dès 20h30, avec DJane A Paillette
•    Deux ateliers « Wely wely want » sur le consentement, les 21 et 22 novembre de 14h à 18h, l’un pour les femmes, l’autre pour les femmes, lesbiennes et personnes trans*, dès 16 ans, à la salle Multatuli (Ciguë - Rue de Montbrillant 16)

Plus d'info sur  www.viol-secours.ch

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